Procris de la Jacée
Jordanita notata (Zeller, 1847)
- 8 observations
-
6
communes -
3
observateurs
0
organisme -
Première observation
1976 -
Dernière observation
2025
Informations sur l'espèce
Les imagos de cette Turquoise sont d’aspect très frêle. L’éclat métallique de la face supérieure des ailes varie du vert au vert-bleu pour les antérieures, brun-gris pour les postérieures. Chez les mâles, les antennes sont très longues et plus fi nement pectinées que celles de J. globulariae. Les femelles, très petites, présentent des antennes particulièrement filiformes, longues et souvent arquées à leur extrémité. Le risque de confusion avec J. globulariae et J. subsolana est très élevé. Sur le terrain, l’observation minutieuse des antennes de tous les individus permet une première différenciation, mais la détermination de l’espèce ne peut être validée qu’après l’examen de l’armature génitale.
La Turquoise des Chardons vole peu et les exemplaires observés butinent essentiellement les Scabieuses. L’espèce se montre dans les milieux xéro-thermophiles sur sol calcaire, hébergeant des pelouses parsemées de buissons, en particulier de Genévriers. La Centaurée scabieuse (Centaurea scabiosa), la Centaurée jacée (Centaurea jacea), ainsi que plusieurs Chardons et Cirses sont mentionnés dans la littérature parmi ses plantes hôtes.
Reproduction
La Turquoise des Chardons est une spèce univoltine se montrant de la mi-juin à la mi-juillet.
Régime alimentaire
Les adultes se nourrissent principalement du nectar des fleurs, les chenilles dévorent les plantes hôtes.
Réseau trophique
Les papillons sont les proies de nombreux insectivores, ils peuvent être consommés par d’autres insectes et des oiseaux par exemple.
C’est une espèce méditerranéo-asiatique qui occupe une petite moitié orientale de la France. La Turquoise des Chardons est extrêmement localisée et les observations concernent souvent des individus isolés. Le papillon n’a pas été observé en Bourgogne entre 1981 et 2011. Les populations de J. notata cohabitent souvent avec celles de J. globulariae, d’où la grande difficulté de cerner la réelle distribution de ces espèces. C’est le cas en Haute-Saône où J. notata, dans ses biotopes, est infiniment plus rare que J. globulariae. L’altitude maximale d’observation de cette Turquoise est de 1 000 m (Jura : Septmoncel).