Sympétrum jaune d'or
Sympetrum flaveolum (Linnaeus, 1758)
- 3 observations
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communes -
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observateurs
0
organisme -
Première observation
2010 -
Dernière observation
2017
Informations sur l'espèce
Longueur du corps : 29-34 mm
Longueur de l'aile postérieure : 32-37 mm
La présence d’une large tache jaune à la base des ailes (plus développée aux ailes postérieure) permet de repérer facilement le Sympétrum jaune d’or. Il pourrait de loin se confondre avec le Sympétrum de Fonscolombe, qui a également du jaune à la base des ailes, mais ce dernier possède des nervures rouges (mâle) ou jaune (femelle). En outre, chez le Sympétrum jaune d’or l’abdomen présente latéralement une large ligne noire continue, chez les deux sexes. Cet abdomen est d’un rouge soutenu pour le mâle et de couleur ocre pour la femelle. Les pattes sont noires rayées de jaune, caractère commun à plusieurs autres espèces du genre.
L’espèce fréquente les secteurs d’eaux marécageuses peu profondes, s’asséchant temporairement au cours de l’été, telles que les mares temporaires, les prairies inondées une partie de l’année ou tout autre milieu à faible niveau d’eau fluctuant. De plus, elle fréquente habituellement les tourbières, de préférence dans les massifs montagneux où elle peut être abondante. En Bourgogne, elle a été observée dans une zone paratourbeuse. Une végétation immergée assez dense est nécessaire à la vie des larves.
Reproduction
Ce sympétrum dont le nom d’espèce évoque la coloration des larges taches safranées à la base des ailes a été observé seulement à deux reprises en Bourgogne, mais sans aucune preuve de reproduction.
Régime alimentaire
La larve chasse à l’affût dans les herbiers où elle se cache. Selon le stade de développement, elle capture des micro-invertébrés, du zooplancton aux jeunes larves d’autres insectes aquatiques (diptères, éphémères,…). Les imagos (adultes) chassent généralement à l’affut, posés sur un support d’où ils guettent les insectes volants qui passent à proximité : des diptères principalement (moucherons, moustiques), mais aussi des hyménoptères et des lépidoptères ; ils les capturent en vol et se reposent souvent sur le même support pour les consommer.
Réseau trophique
Comme pour les autres espèces d’odonates, les œufs et les larves servent de nourriture à divers poissons et amphibiens. Le moment des émergences est toujours une étape délicate dans la vie de ces insectes, de nombreux individus se prennent dans les toiles d’araignées diverses. Quelques espèces d’oiseaux sont potentiellement prédatrices de l’espèce, du Faucon hobereau à l’Aigrette garzette.
En France, cette espèce est cantonnée principalement aux massifs montagneux et à l’extrême nord du pays. Sa présence est sporadique dans les autres régions. En Bourgogne seulement deux données sont enregistrées dans la « Bourgogne Base Fauna » en date du 31/12/2014, uniquement dans la Nièvre. Il s’agit probablement d’individus erratiques, telle cette observation durant la première décade de septembre 2011 dans la région de Montsauche-les-Settons. D’autres prospections seraient à mener sur l’ensemble des sites potentiels du Morvan pour espérer prouver une possible autochtonie de l’espèce.