Informations sur l'espèce

Taille adulte : 33-37 mm
Longueur de l'aile postérieure : 29-32 mm
La Leucorrhine à large queue est un anisoptère de petite taille, qui se reconnaît à son front blanc, commun à toutes les espèces du genre Leucorrhinia. L’abdomen de l’espèce est caractéristique : il est élargi en massue au niveau des segments 6 à 9 et se termine par des appendices anaux de couleur blanche chez les deux sexes. L’abdomen du mâle est noir et bleu, celui de la femelle est noir et jaune. Les ptérostigmas des ailes des mâles sont blanchâtres contrairement aux autres espèces du genre. Le dernier stade larvaire et l’exuvie ont corps assez trapus à section cylindrique de 17 à 20 mm de long, avec un masque en cuillère sans fissure à la base. Les palpes labiaux du masque n’ont pas de dents ou sont faiblement marquées. Les yeux sont proéminents sur les cotés de la tête anguleuse. L’abdomen porte des épines dorsales et latérales sur les segments 7 à 9.

Les larves de la Leucorrhine à large queue se développent dans la végétation immergée des milieux stagnants riches en herbiers aquatiques (nénuphars blancs, myriophylles…) souvent forestiers. On retrouve l’espèce sur des étangs ou des gravières âgées présentant ces caractéristiques. Les adultes, en particulier les mâles se posent régulièrement sur la végétation flottante. Les femelles restent généralement cachées.

Reproduction
Taille de l'adulte : 33-37 mm Longueur de l'aile postérieure : 29-32 mm


Régime alimentaire
Les adultes comme les larves sont des prédateurs. Les larves de Leucorrhines se nourrissent des petits invertébrés qui passent à leur portée. Les adultes sont capables d'attraper des proies volantes ou posées (diptères notamment).


Réseau trophique
Les larves des Leucorrhines sont d’ordinaire très sensibles à la prédation par les poissons mais la Leucorrhine à large queue y est moins vulnérable grâce à ses épines. Les larves peuvent être consommées par d’autres invertébrés aquatiques (dytique par exemple, voire larves de d’autres anisoptères), des poissons, des amphibiens, des oiseaux, ou des micromammifères (musaraigne aquatique). Quelques oiseaux et araignées tissant une toile font partie des prédateurs des imagos.

La Leucorrhine à large queue est très rare en France et en régression dans de nombreux pays d’Europe occidentale. En Bourgogne, l’espèce est très rare ; elle est cantonnée dans le nord de la Puisaye et se retrouve ponctuellement dans le Fossé Bressan.

Libellula caudalis Charpentier, 1840

Observations mensuelles