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    organisme

  • Première observation
    1986

  • Dernière observation
    2025

Informations sur l'espèce

Longueur du corps : 45 à 51 mm
Longueur de l'aile postérieure : 30-35 mm
Comme la majorité des autres espèces de cordulidés, la Cordulie arctique possède deux gros yeux verts contigus. L’ensemble du corps révèle une coloration générale noirâtre peu brillante, le thorax ayant des reflets vert métallique. Le mâle présente un rétrécissement de l’abdomen au niveau des premiers segments. La différenciation spécifique ne peut se faire que par une observation rapprochée qui permette de distinguer, pour le mâle, les pièces anales en forme de tenaille et, pour la femelle, les deux taches ovales jaunes parant le troisième segment abdominal.

Cette espèce discrète vit dans les marais tourbeux, plus particulièrement dans les tourbières à sphaignes présentant des gouilles ou suintements, parfois ombragés, avec des flaques d’eau libre, le plus souvent de faible superficie (quelques décimètres carrés) et de faible profondeur, pour le développement larvaire. Outre les sphaignes et autres mousses, la végétation habituelle du biotope se compose de joncs, carex, molinies, trèfle d’eau, etc. La larve résiste à un assèchement estival et au gel en s’enfouissant plus ou moins profondément dans le substrat.

Reproduction
Espèce rarissime en Bourgogne et cantonnée au Morvan, on peut la considérer comme une relicte glaciaire, plutôt présente dans les massifs montagneux d’altitude (jusqu’à 2000 m et plus), mais aussi observée en plaine.


Régime alimentaire
La larve se nourrit de proies plus ou moins petites, selon le stade de développement, qu’elle chasse à l’affut dans les sédiments tourbeux et les mousses où elle vit : microfaune des sphaignes (ex. rotifères), insectes aquatiques au stade larvaire (diptères essentiellement). Les adultes chassent en vol différentes espèces d’insectes volants de taille variable : diptères majoritairement, lépidoptères, voire autres espèces d’odonates… Ces proies sont dévorées en vol ou non.


Réseau trophique
Les prédateurs les plus redoutables pour cette espèce sont probablement les araignées fréquentant les tourbières. Par exemple les lycoses sont capables d’attraper des larves s’aventurant près de la surface de l’eau, ou bien des imagos en cours d’émergence parmi la végétation. Le Lézard vivipare est aussi un prédateur potentiel d’individus émergents. Les imagos peuvent être occasionnellement la proie de quelques espèces d’oiseau, tel le Faucon hobereau.

Trois sites avérés de présence de l’espèce sont actuellement connus, tous cantonnés dans le Morvan. La découverte de l’espèce en Bourgogne remonte au 25 juin 1986 lors d’une prospection systématique des tourbières du Haut Morvan en vue d’un premier inventaire des odonates de la Nièvre. Ce premier site constitué d’une tourbière de pente, toujours occupé depuis, se trouve dans le massif du Grand Montarnu sur la commune d’Arleuf, limitrophe avec celle de Roussillon-en-Morvan (71). Une autre tourbière, située à environ 1 km au lieu-dit Préperny toujours sur la commune d’Arleuf, a révélé la présence de l’espèce en juin 2012 avec la découverte d’une larve et d’une exuvie. On peut penser qu’il s’agit là d’un « essaimage » à partir du premier site, l’espèce n’ayant pas été contactée lors des multiples prospections réalisées depuis 1986. Un troisième site, se trouvant à une trentaine de kilomètres plus au nord, sur la commune de Saint-Agnan, a fourni plusieurs données sur la reproduction de l’espèce depuis 2004.

Aeschna arctica Zetterstedt, 1840 |

Observations mensuelles