Informations sur l'espèce

Taille : 37-51 mm
Envergure : 190-250 mm
Poids : 4-9 g
Avec d’assez longues oreilles et la face (ainsi que les pavillons internes) légèrement plus claire que le reste de la peau, cette petite chauve-souris est remarquable. Son pelage dorsal est relativement long, brun à pointe dorée pour les individus les plus âgés tandis que le pelage ventral est brun clair à beige. Cette espèce est très proche morphologiquement des autres espèces du groupe des « Petits murins à museau sombre » qui concerne aussi le Murin à moustaches (Myotis mystacinus) et le Murin d’Alcathoe (Myotis alcathoe), leur identification reste difficile. Le pénis de cette espèce est renflé en forme de « massue » et la dentition est différente, la couleur du pelage est généralement plus roux doré. Le Murin de Brandt détient le record de longévité pour une chauve-souris européenne: la pose de bagues dans les années 1950 à 1970 dans le Caucase a permis la reprise d’un individu âgé de 41 ans !

Le Murin de Brandt est lié aux forêts ouvertes avec présence de milieux humides à proximité. Il s’installe principalement dans des cavités arboricoles, mais aussi dans les nichoirs, derrière des bardages et volets en bois ainsi que sous les toitures. L’hiver, il hiberne dans des cavités souterraines à faible température auxquelles il est fidèle.

Reproduction
Les maternités dépassent rarement vingt femelles en raison de la place restreinte dans les sites de mise bas (derrière des écorces par exemple). Les petits naissent de fin mai à fin juin, ils commencent à chasser dès leur quatrième semaine.


Régime alimentaire
Chassant d’un vol rapide et sinueux dans la végétation au sol ou arbustive, le Murin de Brandt se nourrit d'insectes divers tels des papillons de nuit, des chironomes et des mouches, il est aussi un amateur de tipules.


Réseau trophique
Le Murin de Brandt est principalement prédaté par les rapaces nocturnes.

Présent principalement en Europe centrale et septentrionale, le Murin de Brandt est surtout observé dans le quart nord-est de la France. Cette espèce a été observée pour la première fois en Bourgogne en 1957 dans une grotte de Côte-d’Or. L’individu a été récolté pour être mis en collection. Après 51 ans d’absence d’observation sur la région, elle fut redécouverte en 2008 par la capture d’individus dans deux grottes de la Côte dijonnaise. L’espèce semble bien présente dans les forêts humides du Val de Saône avec la découverte de sept arbres-gîtes.

Complexe mystacinus brandti (Eversmann, 1845) | Myotis brandti (Eversmann, 1845) | Myotis mystacinus brandti (Eversmann, 1845) | Vespertilio brandtii Eversmann, 1845

Observations mensuelles