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    observations

  • 6
    communes

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    observateurs
    0
    organisme

  • Première observation
    2015

  • Dernière observation
    2024

Informations sur l'espèce

L’espèce est essentiellement caractérisée par la galle, de 8 à 10 mm, en forme de pépin d’orange, que la larve induit sur la feuille.

Chaque larve se développe au sein d’une galle bien connue (« en pépin d’orange »), car souvent fréquente sur les feuilles des Hêtres. C’est la larve elle-même qui, par son action à la fois biochimique et micro-mécanique induit le développement progressif de la galle qu’elle habite et exploite, laquelle lui sert donc à la fois d’abri et de source renouvelée de nourriture jusqu’à son plein développement. L’induction de la galle correspond à un détournement local de la morphogénèse des jeunes tissus du végétal-hôte sur lesquels s’est effectuée la ponte. Il s’agit d’une totale manipulation par l’insecte, non pas du pool génétique du végétal, mais de son expression (ou épigénèse), selon un processus biochimique extrêmement complexe et encore assez mal compris. La galle, anatomiquement très structurée, doit être ainsi considérée comme dépendant à la fois des gènes de l’insecte (qui régit la manipulation) et des gènes de la plante-hôte (dont l’expression est localement manipulée). Les galles (ou « cécidies ») sont ainsi l’un des plus remarquables exemples de « phénotype étendu » au sens de Richard Dawkins.

Reproduction
Le cycle de vie de Mikiola fagi s’étend sur une année. La larve se développe jusqu’à maturité dans la galle. Une fois la larve mature, la galle en pépin se détache de la feuille support et tombe à terre. La larve s’y nymphose et l’imago émerge l’année suivante.


Régime alimentaire
Les larves se nourrissent des tissus végétaux qui garnissent leurs cellules respectives, tissus qui se renouvellent à mesure de la consommation. La manipulation épigénétique de l’hôte ne se borne en effet pas seulement à la création de la galle protectrice mais aussi à l’alimentation continue et renouvelée des larves.


Réseau trophique
Malgré la paroi dure et épaisse de la galle, nombre d’espèces de petites guêpes parasitoïdes ont été recensées, notamment dans le groupe des Chalcidiens.

L’insecte est courant et bien connu partout.

Cecidomyia fagi Hartig, 1839 |

Observations mensuelles