Neuroterus numismalis (Geoffroy in Fourcroy, 1785)
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Informations sur l'espèce
C’est une petite « guêpe » noirâtre d’environ cinq millimètres de long. C’est la génération agame, en fin de saison, qui est la plus apparente et justifie la dénomination populaire de « bouton de guêtre ».
La larve de la génération bisexuée se développe au sein d’une galle (« en bouton de guêtre ») formant comme une discrète petite pustule dans l’épaisseur du limbe de la feuille de chêne ; la larve de la génération agame induit, en fin de saison, une galle plus spectaculaire, formant sous la feuille comme une lentille d’un demi centimètre, à bord épaissi, d’un brun doré brillant. Ces galles sont souvent fort nombreuses sous une même feuille. Elles se détachent finalement en fin d’automne, tombent à terre, tandis que la larve continue son développement à l’intérieur, en vivant sur les réserves d’amidon accumulées dans la galle à cet effet. L’induction de la galle est d’abord le fait de la mère pondeuse puis de la larve elle-même. L’induction de la galle correspond à un détournement local de la morphogénèse des jeunes tissus du végétal-hôte sur lesquels s’est effectuée la ponte. Il s’agit d’une totale manipulation par l’insecte, non pas du pool génétique du végétal, mais de son expression (ou épigénèse), selon un processus biochimique extrêmement complexe et encore assez mal compris. La galle, anatomiquement très structurée, doit être ainsi considérée comme dépendant à la fois des gènes de l’insecte (qui régit la manipulation) et des gènes de la plante-hôte (dont l’expression est localement manipulée). Les galles (ou « cécidies ») sont ainsi l’un des plus remarquables exemples de « phénotype étendu » au sens de Richard Dawkins.
Reproduction
Il y a deux générations dans l’année : d’abord une génération bisexuée printanière puis une génération agame (uniquement composée de femelles parthénogénétiques, c’est-à-dire qui peuvent se reproduire sans être fécondées par des mâles) dans la deuxième moitié de l’année.
Régime alimentaire
Les larves se nourrissent des tissus végétaux qui garnissent leurs cellules respectives, tissus qui se renouvellent à mesure de la consommation. La manipulation épigénétique de l’hôte ne se borne en effet pas seulement à la création de la galle protectrice mais aussi à l’alimentation continue et renouvelée des larves.
Réseau trophique
Diverses espèces de petites guêpes parasitoïdes ont été recensées, notamment dans le groupe des Chalcidiens
L’insecte est assez courant.