- 223 observations
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126
communes -
32
observateurs
0
organisme -
Première observation
1995 -
Dernière observation
2025
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Informations sur l'espèce
Longueur : 50-70 mm
La Mulette épaisse est un mollusque bivalve dont la coquille est de couleur brun foncé, tirant parfois sur le vert-bouteille. Les deux valves sont égales, épaisses et ont une forme ovale. Intérieurement, elles sont roses nacrées et très brillantes. La différenciation entre les espèces d’Unionidés peut parfois être difficile et peut nécessiter des analyses génétiques pour confirmer la présence de l’espèce. L'âge des individus est déterminable sur la base des attributs morphologiques, notamment en comptant les stries de croissance sur le ligament ; ainsi sait-on que les individus peuvent vivre jusqu'à 90 ans, malgré une moyenne à 20-30 ans !
La Mulette épaisse vit totalement ou partiellement enfoncée dans les substrats meubles d’un large éventail de cours allant de petits ruisseaux à eau claire à Truite, où elle vit quelque fois associée à la Mulette perlière, aux rivières et fleuves ayant une production primaire plus importante, où elle peut être associée à la Grande Mulette. Ses exigences écologiques en font un bon bio-indicateur de l'état écologique du cours d'eau.
Reproduction
Les sexes sont séparés chez la Mulette épaisse, elle n’est pas capable d’hermaphrodisme. La courte période de reproduction de l'espèce est printanière. Les glochidies (stades larvaires parasitaires) peuvent utiliser environ 12 espèces de poisson hôte parmi lesquels le Chabot de rivière (Cottus gobio L.) ou le Vairon (Phoxinus phoxinus L.), deux espèces inféodées aux milieux lotiques bien oxygénés, auxquels on peut ajouter l’Epinoche, l’Epinochette ou le Rotengle. Pour l'accroche, la larve dispose de crochets recouverts de petites dents sur le flanc ventral ; c'est grâce à cette ornementation que la glochidie est capable de s’accrocher sur les téguments des poissons hôtes, principalement au niveau des branchies. Après environ cinq semaines, la larve évolue vers le stade de jeune moule, moment où elle se décroche pour s’enfoncer dans le sédiment. Livrés à eux-mêmes, les adultes ont une capacité de déplacement très réduite au contraire du stade larvaire qui bénéficie d'un « véhicule à nageoire » le rendant fortement mobile. La qualité de l’eau et la stabilité du lit de la rivière est primordial pour le bon développement de l’espèce.
Régime alimentaire
La Moule se nourrit de plancton et de micro-particules qu'elle filtre de l'eau.
Réseau trophique
La compétition alimentaire avec les Corbicules et les Moules zébrées vient porter une atteinte supplémentaire à la qualité des populations de Mulette épaisse. D'autre part, la prédation par les Rats musqués (Ondatra zibethicus) et des rangondins (Myocastor coypus) peut localement être importante.
En France, cette espèce se rencontre dans les bassins de la Loire, de la Seine, du Rhône, du Rhin et de la Meuse. En Côte d’Or, les données disponibles localisent l’espèce dans le bassin de la Brenne et du Serein.