Mulette perlière

Margaritifera margaritifera (Linnaeus, 1758)

Classe : Bivalvia Ordre : Unionida Famille : Margaritiferidae Sous-Famille : Margaritiferinae Genre : Margaritifera
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  • Première observation
    1994

  • Dernière observation
    2024

Informations sur l'espèce

Longueur : jusqu'à 14 cm
La Moule perlière ou Mulette est une espèce remarquable facilement reconnaissable par sa couleur noire (marron chez les jeunes) qui contraste avec l’intérieur de sa coquille, nacrée blanc-rose. De la forme d'un rein, sa coquille est allongée et le sommet des valves (Umbo) est souvent très altéré. Deux dents cardinales sont situées dans la valve gauche, une seule dans la valve droite. La longévité de cette espèce est 100 ans en moyenne, sous nos latitudes, mais peut atteindre plus de 200 ans en Suède par exemple.

La Mulette perlière vit partiellement enfoncée dans le sédiment stable, sableux ou graveleux, plus ou moins selon la granulométrie et l'âge de l'animal, et maintenue par son pied en position quasi verticale. L'espèce préfère les eaux fraîches mais peut tolérer des eaux plus chaudes en période estivale. Son régime alimentaire et son mode de reproduction sont sensiblement similaires à celui de la Mulette épaisse mais elle est plus exigeante sur la qualité de l’eau et de l’habitat. En effet, la Moule perlière vit dans des eaux peu profondes et peu pentues, peu minéralisées, pauvres en éléments organiques, bien oxygénées et à courant relativement rapide, ce qui justifie que les seules observations côte-d'oriennes soient situées au cœur du massif granitique du Morvan. Généralement les individus sont en colonies mais tendent à se disperser de par leur raréfaction. Sa longévité et ses exigences écologiques en font un bio-indicateur des plus exigeants de la qualité du cours d’eau qui l’héberge.

Reproduction
La Mulette perlière est dépendante de la présence d’un Salmonidés. Cela peut être le Saumon atlantique, mais localement la Truite fario est son hôte préférentiel. Les sexes sont séparés chez cette espèce mais il y a parfois des cas d’hermaphrodisme lorsque la population est en difficulté. Les mâles libèrent le sperme et la fécondation a lieu dans les cténidies des femelles. Les œufs évoluent en minuscules larves (glochidies) que les femelles libérèrent ensuite dans le cours d'eau et qui viennent se fixer sur les branchies d’un poisson-hôte, ses écailles ou ses nageoires, pendant 1 à 9 mois. Après cette phase parasitaire vitale, les larves se transforment en véritables bivalves et s’enfoncent dans le sédiment où elles restent environ 5 ans, jusqu’à atteindre une taille de quelques centimètres. La jeune moule ne laissera alors dépasser que la partie postérieure de sa coquille.


Régime alimentaire
La Moule est un animal filtreur qui se nourrit des particules organiques présentes dans l'eau et qu'elle filtre avec ses cténidies (branchies jouant à la fois un rôle respiratoire et alimentaire). Chaque individu filtre environ 50 litres d’eau par jour !

Présente en Europe et en Amérique du Nord, la Moule perlière est un mollusque bivalve rare en France et très rare en Côte-d'Or où sa présence se limite au secteur le plus en amont du Cousin. Le Morvan représente la seule localité de Bourgogne où l’espèce est présente : hormis dans le Cousin, on la rencontre aussi dans les bassins de la Cure, de l'Yonne, du Chalaux, de la Dragne et du Ternin.

Margaritana durrovensis (Phillips, 1928) | Margaritana margaritifera (Linnaeus, 1758) | Margaritifera durrovensis Phillips, 1928 | Margaritifera margaritifera brunnea (Bonhomme, 1840) | Margaritifera margaritifera durrovensis Phillips, 1928 | Margaritifera margaritifera margaritifera (Linnaeus, 1758) | Mya margaritifera Linnaeus, 1758 | Unio brunnea Bonhomme, 1840 | Unio elongata Lamarck, 1819 | Unio roissyi Michaud, 1831

Observations mensuelles