Cynips du rosier
Diplolepis rosae (Linnaeus, 1758)
- 119 observations
-
90
communes -
51
observateurs
1
organisme -
Première observation
2016 -
Dernière observation
2025
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SHNA-OFAB
Participation à 3 Observations
Part d'aide à la prospection : 2.52 %Fiche de l'organisme
Informations sur l'espèce
C’est une petite « guêpe » noirâtre d’environ cinq millimètres de long avec des pattes jaune rougeâtre. Tête volumineuse proportionnellement au corps, avec de longues antennes comme souvent chez les insectes dont les larves sont oligophages, requérant des mères pondeuses une forte sélectivité botanique.
Les larves se développent au sein d’une galle spectaculaire, connue de tous, fréquente sur les églantiers sauvages mais aussi, à l’occasion, sur les rosiers horticoles. La galle est collective avec autant de cellules internes que de larves. D’où galle de belle taille que vient encore accroître la dense « pilosité » externe faite de très nombreux filaments ramifiés plus ou moins rougeâtres. La fonction habituellement attribuée à cette pilosité dense et épaisse est la protection contre les parasitoïdes (petites guêpes qui viennent pondre à l’intérieur des cellules). Cette protection est cependant bien insuffisante (cf. § Réseau trophique). Les galles sont induites sur diverses parties du végétal support (Rosa sp. pl.) : bourgeon, feuille, jeune tige. L’induction de la galle correspond à un détournement local de la morphogénèse des jeunes tissus du végétal-hôte sur lesquels s’est effectuée la ponte. Il s’agit d’une totale manipulation par l’insecte, non pas du pool génétique du végétal, mais de son expression (ou épigénèse), selon un processus biochimique extrêmement complexe et encore assez mal compris. La galle, anatomiquement très structurée, doit être ainsi considérée comme dépendant à la fois des gènes de l’insecte (qui régit la manipulation) et des gènes de la plante-hôte (dont l’expression est localement manipulée). Les galles (ou « cécidies ») sont ainsi l’un des plus remarquables exemples de « phénotype étendu » au sens de Richard Dawkins.
Reproduction
Le cycle de vie de Diplolepis rosae s’étend sur une année. La reproduction est essentiellement parthénogénétique (de parthénos : vierge, les femelles peuvent se reproduire sans être fécondées par des mâles). En effet les mâles, au demeurant peu nombreux (4%), ne semblent guère fonctionnels. Les imagos émergent des galles en mai : juin, les femelles adultes vivent environ deux semaines.
Régime alimentaire
Les larves se nourrissent des tissus végétaux qui garnissent leurs cellules respectives, tissus qui se renouvellent à mesure de la consommation. La manipulation épigénétique de l’hôte ne se borne en effet pas seulement à la création de la galle protectrice mais aussi à l’alimentation continue et renouvelée des larves. Celles-ci termine leur développement vers fin octobre, passe l’hiver à l’abri dans la galle, s’y nymphose en début de printemps. Les imagos, dotés de mandibules puissantes, creusent un tunnel de sortie aussitôt éclos, vers mai-juin comme déjà indiqué.
Réseau trophique
Malgré l’impressionnante protection que représente cette galle massive avec sa dense fourrure protectrice, un grand nombre d’espèces de petites guêpes parasitoïdes ou inquilines (se développant conjointement dans la galle au détriment des larves légitimes) ont été recensées, notamment dans les groupes des Braconidés et Chalcidiens.
L’insecte est courant et bien connu partout.