Angéronie du Prunier (L')
Angerona prunaria (Linnaeus, 1758)
- 160 observations
-
130
communes -
35
observateurs
0
organisme -
Première observation
2001 -
Dernière observation
2025
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Informations sur l'espèce
Longueur : environ 15 mm
Envergure : jusqu'à 50 mm
Aussi prénommée « Phalène du noisetier », l'Angéronie du prunier est un Géomètre qui cache bien son jeu : outre un dimorphisme sexuel très marqué, elle peut présenter différentes colorations. Les ailes des mâles varient effectivement du jaune à l'orangé, plus ou moins mouchetées, avec une tache brune allongée sur chacune des ailes, mais on observe aussi des formes aux ailes à dominante brune. Quant aux femelles, elles sont plus grandes que les mâles, jaune pâle avec des bandes brunes. Les chenilles, appelées « arpenteuses », comme chez les autres Géomètres, se déplacent en allongeant leur corps au maximum puis en ramenant l'extrémité au contact du thorax, donnant ainsi l'impression de mesurer la distance qu'elles parcourent. Leur corps a une coloration allant du brun jaunâtre clair au brun grisâtre. Le premier segment abdominal présente une paire de petites protubérances dorsales, le cinquième est muni d’une paire de longues protubérances coniques en position dorsale. En cas de danger, les chenilles s'immobilisent et ressemblent alors à des brindilles difficiles à repérer par un prédateur, camouflage réussi !
Les adultes volent activement au crépuscule de mai à juin, dans les bois clairs, les friches, les haies ou les jardins. On peut les apercevoir également en plein jour, lorsqu'ils sont dérangés et se réfugient dans les taillis et les frondaisons. Les chenilles se développent sur diverses essences de feuillus, Peupliers, Saules, Chênes, Prunellier etc.
Reproduction
La ponte a lieu au mois de juillet et l'éclosion en août. Ce sont les chenilles qui hivernent chez cette espèce, dès le mois de septembre. Elles poursuivront leur croissance au printemps de l’année suivante, puis effectueront leur nymphose entre deux feuilles réunies par un fil de soie. Les imagos (adultes) apparaissent ensuite et se reproduiront rapidement.
Régime alimentaire
Les chenilles d'Angéronie du Prunier se nourrissent de ses plantes hôtes, divers ligneux.
Réseau trophique
De même que les autres papillons nocturnes, l’Angéronie du prunier entre dans le menu des chauves-souris, des rapaces nocturnes et des oiseaux diurnes, des araignées, elle peut également être parasitée et mangée par les mantes. Les passereaux apprécient les chenilles pour nourrir leurs petits.
Présente dans toute l'Europe, l'Angéronie du Prunier se rencontre jusqu'en Asie. En France, où elle est présente presque dans tout le pays, vous pouvez l'observer en Bourgogne.